Monsieur Jean JOLY, résistant déporté réunionnais

Présentation de Monsieur Jean Joly,

Résistant déporté réunionnais.

Présentation de Monsieur Jean JOLY,
Résistant déporté réunionnais.

Jean JOLY naît le 9 août 1920 à Saint Denis. Après des études secondaires au lycée Leconte de Lisle, il prend en 1938 la mer, direction la Métropole, pour poursuivre des études de Droit. Mais la guerre éclate entre la France et l’Allemagne. L’effondrement et la capitulation de la France vont donc le surprendre à 20 ans à Paris.
Refusant la défaite, Jean JOLY décide de gagner Londres, mais sa tentative échoue. Il se retrouve à Marseille et croise alors la route d’un ami d’enfance, créole comme lui : Teddy PIAT. Celui-ci est bien intégré à la Résistance et c’est grâce à lui que Jean JOLY va rentrer dans le Mouvement « COMBAT ». Comme Teddy PIAT, il va devenir agent de liaison de Jacques RENOUVIN qui dirige dans ce Mouvement les « Groupes Francs ».

Commencent alors pour les deux Réunionnais les opérations de diffusion de tracts, de transport de matériels, de sabotage et de libération de prisonnier (par exemple la délivrance, hélas provisoire, d’une héroïne de la Résistance : Berty ALBRECHT). Mais en 1943, la Gestapo infiltre leur réseau. De nombreux membres du Mouvement « COMBAT » sont arrêtés, dont Jacques RENOUVIN. C’est en montant un plan pour libérer leur chef qu’un petit groupe de ses compagnons (dont Jean JOLY et Teddy PIAT) va également être arrêté, à la suite d’une trahison, le 7 avril 1943.

Emprisonnés à Fresnes le jour-même, ils vont y rester 5 mois, sans rien avouer à la Gestapo, malgré les coups et les tortures. A l’issue des interrogatoires, Jean JOLY et Teddy PIAT sont déclarés « NN » et déportés avec 64 autres Résistants au camp de concentration de Neue Bremm (au sud de Sarrebrück) pendant 10 jours, puis à celui de Mauthausen en Autriche le 17 septembre 1943.

Pour éviter la carrière du camp et donc une mort certaine, les deux Réunionnais se font passer pour des « spécialistes ». Jean JOLY est envoyé dans le commando de Schwechat, fournissant le constructeur aéronautique Heinkel, à proximité de Vienne, tandis que Teddy PIAT, après un séjour au camp central, ira au commando de Gusen. Tous deux survivront aux conditions abominables de l’univers concentrationnaire. Le camp de Mauthausen est libéré par les Américains le 5 mai 1945. Jean JOLY ne pèse plus alors que 37 kg…
Hospitalisé en Allemagne à Mainau, il sera rapatrié le 14 septembre 1945.

Le CDI du lycée possède l’ouvrage « L’angoisse de l’aube » dont une partie relate le parcours de Monsieur Jean JOLY.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.